
Comme
nous en sommes habitués depuis 10 mois, avec la mairie, c'est bla bla... d'un côté et les actes de l'autre côté.
Parfois, l'un rejoint l'autre.
Nous en avons un exemple criant avec le démantèlement programmé du Trait d'Union.
Les courts extraits vidéos qui suivent sont, de ce point de vue, assez édifiants.
A vous de juger...
Quelques éléments de contexte:
Le Trait d'Union est un relais de services, proposant de nombreuses activités pour les habitants du quartiers des courtilles : accompagnement à la scolarité, alphabétisation, danses,
cuisine,ateliers culturels divers, médiation familiale, initiation à l'informatique et au multimedia, etc).
Cette structure a été mise en place en 2006, par l'équipe de Manuel AESCHLIMANN.
Elle dépendait alors du Centre Communal d'Action Sociale.
Il faut rappeler en effet que dès son arrivée en poste, S. PIETRASANTA avait laissé poindre son hostilité à cette structure qui portait en elle les raisons de son ire et de son ressentiment
Il faut savoir que Trait d'Union avait purement et simplement eu l'effet de "couler" son association, Asnières Quartiers Libres, sise sur la même Place, à quelques numéros de là....
sur la gauche.
A gauche toute était Asnières Quartier Libres, puisque cette association était le point de ralliement de tous les mouvements de manifestation anti Raffarin à cette époque.
Des courriels, que d'aucuns gardent précieusement, appelaient tous les militants de gauche, d'extrême gauche et d'alter mondialistes et de ne sais quoi encore, à se rassembler dans ce local
"associatif" qui était censé dispenser du soutien scolaire aux enfants du quartier.
A noter que cette association bénéficiait de subventions publiques.
Le Directeur, salarié par l'association, était S. PIETRASANTA lui-même.
Curieux mélange des genres...
Le Directeur était gestionnaire d'une structure la journée, et élu municipal votant les subventions de fonctionnement à son association, les soirs de conseil municipal....
On appréciera.
Les dirigeants de cette association Asnières Quartiers Libres avaient notamment acheté une machine à barbe à papa pour les enfants du quartier....
Les jours de fête, on se rassemblait devant "l'alambic" d'Asnières Quartiers Libres qui distribuait généreusement le sucre censé appâter nos enfants.
A la fin, trop de sucre avait dû devenir écoeurant pour tous, les enfants et les parents avaient fini par déserter ce sordide local où l'on parlait, dit-on, beaucoup politique et si peu
scolaire.
Il faut dire que dans le même temps, le Trait d'Union avait ouvert ses portes, et dispensait aux enfants du quartier des vraies séances de soutien scolaire, pour tous les niveaux scolaires, de
l'élémentaire au collège, des cours d'alphabétisation pour les femmes, des cours de cuisine du monde, de couture, d'arabe, de l'initiation à l'informatique, des cours de danse, etc.
Des activités diverses, des sorties et des loisirs étaient organisés à chaque période de vacances et pendant le temps scolaire.
Autant de services qui répondaient à une réelle attente des habitants du quartier.
Dès son élection, S. Pietrasanta a sonné la charge contre le Trait d'Union, oubliant qu'il s'en prenait en vérité aux enfants et aux familles qui fréquentaient les services proposés. Rappelons
que le Trait d'Union dépendait administrativement du Centre Communal d'Action Sociale, et à ce titre, ce centre offrait de réels services publics aux habitants du quartier, avec une tarification
sociale et une prise en compte de la situation familiale.
Aujourd'hui, la mairie s'en prend à cette structure, qu'elle a commencé par détacher administrativement du Centre communal d'action sociale.
Maintenant, c'est place aux règlements de compte...
Les parents, affolés, et voyant les services disparaître l'un après l'autre, les cours s'évaporer, le personnel changer sans raison évidente, ont décidé de réagir.
Une pétition a été adressé à S. Pietrasanta, en mairie, le jeudi précédant le conseil municipal du 18 décembre dernier.
Angélina CHAREF, conseillère municipale d'opposition, alertée par les parents paniqués, dont une cinquantaine avait déjà signé la pétition, interroge le maire, qui fait mine de débarquer, alors
qu'il sait parfaitement de quoi il s'agit...
Le maire n'a pas la petite fiche qui va bien, et son cabinet n'a pas le temps de lui gribouiller rapidement un début d'explication à servir aux élus...
Madame CHAREF met l'accent là où ça fait mal : Trait d'Union est en danger;il faut réagir.
Mais S. PIETRASANTA possède la technique pour botter en touche sur son adjoint ... qui n'a pas davantage préparé le dossier...
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