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Lundi 15 juin 2009

Une dépèche de l'AFP révélait la semaine dernière que le président de SOS RACISME, Dominique SOPO, et plusieurs membres de l'association ont été placés mardi en garde à vue à la Brigade financière.

Les policiers enquêtent sur des mouvements de fonds suspects sur les comptes du socialiste Julien DRAY, co-fondateur de l'organisation antiraciste, SOS RACISME et de la FIDL, le syndicat lycéen proche du Parti Socialiste.

Le Président de SOS RACISME et  trois autres membres de SOS RACISME (selon Le Monde daté du 12 juin, il s'agirait de MM. Hassan F.,  Sarah B. et Martine G.) ont été entendus sous le régime de la garde à vue :


On s'étonne de ne rien lire dans les colonnes du blog du nouveau maire d'Asnières, à propos de cette affaire, lui qui tient une chronique assidue sur les enquêtes et les procédures judiciaires qui peuvent mettre en cause ses adversaires politiques.
Mais on se rappelle qu'il n'a jamais évoqué sa propre mise en examen ni son renvoi devant le tribunal correctionnel dans une affaire de diffamation contre un agent communal, intervenu très récemment.

Dans ce contexte, les plus grands doutes existent sur la probabilité de le voir sortir de sa réserve à géométrie variable en l'espèce.

Mais on serait très intéressé de connaître son analyse de cette affaire. On se demande aussi si parmi les personnes citées dans l'article du Monde, il figure un membre de son cabinet, un proche conseiller, comme certaines rumeurs le laissent entendre dans la ville?
On se pose des questions légitimement...
Et on voudrait bien que la transparence la plus complète soit faite par la mairie d'Asnières, s'il se trouve qu'elle est concernée à un titre ou à un autre par cette affaire.

Puisque Sébastien PIETRASANTA ne l'a pas encore fait pas, nous rappelons qu'en vertu de la présomption d'innocence, M. DRAY et les personnes qui sont inquiétées sont présumées innocentes des faits qui leur sont reprochés, tant que la preuve du contraire n'a pas été apportée.

Cela n'empêche pas de s'interroger sur l'affaire, son périmètre, et ses protagonistes.

Sébastien PIETRASANTA n'a jamais caché sa très grande proximité avec le vice Président du conseil régional, Julien DRAY.
Dans de nombreuses interviews données après son élection, Sébastien PIETRASANTA avait aussi eu l'occasion de confier aux journalistes ses liens avec SOS RACISME et la FIDL.

Ainsi, dans un portrait intitulé "Sébastien PIETRASANTA à visage découvert" publié dans le numéro spécial du Point consacré à Asnières, le journaliste raconte son parcours associatif et de militant politique.  

Selon plusieurs sources proches de l'enquête, d'autres auditions pourraient être menées "prochainement", les enquêteurs ayant attendu la fin de la campagne des élections européennes pour entendre les principaux protagonistes de l'affaire, éventuellement sous le régime de la garde à vue.

 

Par Marie-Dominique Aeschlimann - Publié dans : Ce qu'on vous cache... - Communauté : Parlons politique
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